Energie: l’aube d’une révolution

Energie: l’aube d’une révolution

Quatre PME se sont unies de manière exemplaire pour développer un logiciel de gestion des fluides énergétiques. changements en vue pour les locataires et les distributeurs.

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Salon Immobilier de Lausanne

Salon Immobilier de Lausanne

 

La septième édition du Salon Immobilier de Lausanne aura lieu du 31 mars au 3 avril 2011 sur la Place de la Navigation à Ouchy.

Cette manifestation est le plus important salon immobilier spécialisé en Suisse Romande. Tous les acteurs principaux de la profession seront présents. La sixième édition en mars 2010 a reçu plus de 12.000 visiteurs durant les quatre jours d’ouverture.

Retrouvez-nous sur le stand n°13 et obtenez votre accréditation VIP gratuitement en cliquant sur le flyer ci-dessous

 

Les compteurs d’énergie intelligents menacent la sphère privée

Les compteurs d’énergie intelligents menacent la sphère privée

 

Smart Meter – Grâce à ces nouvelles installations, un fournisseur d’électricité peut théoriquement savoir dans quelle pièce le consommateur se trouve et ce qu’il y fait. Le préposé fédéral à la protection des données s’en inquiète.

Pouvoir connaître à tout instant sa consommation d’énergie, mieux la maîtriser et réaliser de substantielles économies. Voilà, en un mot, la promesse des compteurs intelligents qui font peu à peu leur apparition en Suisse (lire notre édition du 6 février).


Mais cette avancée technologique pourrait aussi être synonyme de menace pour la vie privée. C’est du moins l’avis des spécialistes de la question: «C’est clair, il y a un risque, confirme Eliane Schmid, porte-parole du préposé fédéral à la protection des données et à la transparence. En théorie, ce type de système permet de dresser des profils détaillés des habitudes des consommateurs et cela peut être problématique.» En clair: le distributeur d’énergie peut savoir à quelle heure vous prenez votre douche, vous faites la vaisselle, vous vous couchez, si vous souffrez d’insomnies ou encore si vous êtes en vacances.

A l’avenir, Big Brother pourrait donc prendre la forme d’un vulgaire compteur d’électricité dans la buanderie. Pour éviter d’en arriver là, le Préposé fédéral à la protection des données prend les choses en main et s’apprête à publier une prise de position sur la question. «Les entreprises sont tenues d’utiliser le moins de détails possible, explique Eliane Schmid. A notre avis, une société qui gère le réseau électrique n’a pas besoin de connaître la consommation exacte de chaque appartement. Elle peut se contenter de celle d’un immeuble ou d’un quartier, c’est largement suffisant.» Les entités qui gèrent ces données sensibles sont par ailleurs responsables d’assurer la sécurité du système, notamment face au piratage.

Informer les clients

Dernier point: «Le consommateur doit être dûment informé avant la pose des compteurs, poursuit la porte-parole. Ils doivent être au clair sur quelles données seront transmises, à quelle fin elles seront utilisées et combien de temps elles seront conservées.»

Les autorités de protection des données de plusieurs autres pays ont déjà émis des recommandations similaires, notamment au sein de l’Union européenne, qui prévoit d’équiper 80% des ménages de compteurs intelligents d’ici à 2020. En France, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a publié le 2 décembre dernier un message rappelant les fournisseurs d’énergie à leurs devoirs de transparence vis-à-vis de leurs clients.

Alexandre Haederli – le 12 février 2011, 23h56
Le Matin Dimanche

 

Les écoquartiers ont le vent en poupe

Développement durable • Avec la future construction d’un écoquartier dans la région Pontaise-Plaines-du-Loup, la Ville de Lausanne entend surfer sur une tendance qui séduit de plus en plus de suisses. Mais l’utilisation du terme écoquartier est dépourvue de base légale. Résultat, les récupérations abusives peuvent induire les gens en erreur.

Il existe plusieurs définitions de l’écoquartier, mais il y en a une qui emporte l’adhésion d’une majorité. «Les écoquartiers proposent une dynamique collective permettant de diminuer notre empreinte écologique. L’organisation du quotidien de ses habitants se fait selon les principes du développement durable, à quoi l’on associe une démarche citoyenne participative et une proximité des différents services de base aux habitants».

L’absence de base légale engendre un flou autour de l’utilisation du terme. Ce qui profite à certains milieux. «Il y a des promoteurs qui alignent 3 maisons Minergie et appellent ça un écoquartier. Les médias jouent également un rôle, en utilisant régulièrement ce terme sans avoir préalablement vérifié s’il s’agissait bien d’un écoquartier. Et il y aussi une récupération politique, car le terme est porteur», s’insurge Valéry Beaud, président de l’association écoquartier.

Vers une norme à l’avenir?

Son association vise à informer et à promouvoir ce concept, en organisant régulièrement des conférences-débats. «Il est important que l’on retrouve du lien social dans les écoquartiers et qu’il y ait une mixité au sein de sa population. A l’avenir, ce concept deviendra la norme dans la manière de penser les nouveaux projets urbains», prédit Valéry Beaud.

Pourtant la demande est déjà forte, car le concept séduit de plus en plus de personnes réceptives au développement durable. Mais pour beaucoup de promoteurs, l’écoquartier est avant tout un produit marketing et la tentation est immense d’utiliser abusivement ce terme, afin de favoriser une vente. « Pour éviter ces abus, il faudrait légiférer sur les critères d’un écoquartier comme on l’a fait pour le label Minergie». Proposent certains promoteurs.

Une mauvaise proposition selon Valéry Beaud. «Pour Minergie, les normes sont parfois aberrantes. Je ne suis pas favorable à un label écoquartier parce que chaque projet est spécifique. A mon sens, il est préférable de continuer à travailler avec la population et les autorités, par le biais de l’information».

Yanik Sansonnens

Une union photovoltaique

Une union photovoltaique

 

ÉLECTRICITÉ – Les membres de l’Association des producteurs et consommateurs d’énergie solaire ont uni leurs forces pour soutenir le renouvelable. Dès ce matin en ligne sur www.lahouilledor.com

Elle réunit des hommes politiques, des spécialistes en électricité, des artisans, de petits industriels producteurs d’éner-gie solaire, particulièrement photovoltaïque et qui veulent consommer leur propre production. Nouveau groupe de pression en faveur de l’énergie renouvelable, l’Association des producteurs et consommateurs d’énergie solaire, La Houille d’or, a vu le jour à la fin 2010.Elle vient de mettre en ligne un site destiné à donner tout renseignement sur le photovoltaïque et convaincre de nouveaux membres d’adhérer.

Partie du Valais, elle suscite de l’intérêt au-delà de nos frontières puisque des Romands d’autres cantons et des Suisses alémaniques en font partie.

Désormais constituée et dotée de statuts adoptés par tous ses membres gestionnaires, cette association à but non lucratif va promouvoir le photovoltaïque et demander qu’il ne reste pas la dernière priorité RPC, rétribution à prix coûtant, alors que l’Etat se dit prêt à prendre à sa charge certains coûts du nucléaire.


Une force tranquille

«Mettre tout le monde d’accord a pris du temps. Mais, nous voulions à tout prix partir au front le plus unis possible. Les accords acceptés le 19 janvier nous ont permis de sceller une alliance entre producteurs aux intérêts souvent divergents, mais qui visaient le même but. Cela n’allait pas de soi à l’origine de notre projet», explique Roland Berra, porte-parole de l’association.

Pas de dogmatisme dans l’association. Pas d’attaques tous azimuts non plus. Au contraire, elle pratique la réflexion, la mise en commun des expériences pour se forger une opinion. «Et dire ce que nous pensons, même si cela ne plaît pas», ajoute Roland Berra qui précise: «Nous ne voulons pas quémander des aides, mais agir. Nous demandons donc principalement à nos autorités des conditions-cadres favorables et non de l’argent.»


Compteur réversible

Première de ces conditions-cadres, le droit d’utiliser sans coûts additionnels le courant fourni. Autrement dit, l’association ne demande pas une prime aux compagnies d’électricité pour le courant injecté par le producteur- consommateur, mais de le compenser physiquement de la façon qui lui convient par exemple par un compteur réversible.

Roland Berra: «Nous vivons une situation paradoxale. En effet, nous n’utilisons que les 10 à 20% de notre production pendant la journée. Le solde, nous le mettons dans le réseau. On nous le paie 9,3 centimes le kilowattheure. Les sociétés d’électricité rentabilisent au maximum ces kilowatts produits à l’heure de pointe. Quant à nous, on nous revend le reste de nos besoins, particulièrement la nuit, de 22 à 28 centimes tout compris. Cerise sur le gâteau, l’argent que nous recevons pour nos kilowatts excédentaires s’additionne à notre revenu et génère des impôts et un taux fiscal augmentés.» L’association demande donc la suppression de cette fiscalisation de la production et la possibilité de recevoir l’énergie nécessaire au producteur au prix de vente. «Certes, cela génère bien quelques coûts pour les distributeurs que j’estime à une fraction de centime par kilowatt. Mais, un tel compteur économiserait des frais administratifs de contrôle et de facturation qui les comblent largement», argumente Roland Berra qui se dit personnellement prêt à faire cadeau de ses surplus en échange d’une telle possibilité et qui signale que Romande Energie propose déjà cette installation. Il se dit choqué que quelqu’un qui ne demande aucune aide pour ses panneaux doive payer le courant qu’il a produit plus de trois fois le prix de vente qu’on lui octroie.


Vision d’avenir

L’Association des producteurs et consommateurs d’énergie solaire voit plus loin que la simple production de photovoltaïque. Si elle ne s’oppose pas de front au nucléaire, par exemple, elle met en doute le calcul des coûts. Roland Berra: «Le contribuable prend en charge sans le savoir une partie du prix du kilowatt nucléaire. Il paie la sécurité, par exemple. Et, il devra aussi passer à la caisse pour le stockage définitif ou la transformation des déchets actuellement entreposés provisoirement. Cela risque de coûter cher. Nous demandons un équilibre dans ces dépenses qui permettrait de favoriser les producteurs d’énergies renouvelables. Nous agirons dans ce sens auprès des autorités nationales et locales. Une telle mesure rendrait le photovoltaïque intéressant financièrement et lui donnerait un sacré coup de fouet, surtout depuis la récente chute des prix des panneaux solaires.»

Ce monde photovoltaïque favoriserait les véhicules hybrides ou électriques qui même en Valais suffisent le plus souvent comme deux-ième voiture. L’association désire aussi l’instauration d’un certificat de provenance pour le courant de manière à ce que chacun puisse choisir son électricité en fonction de ses moyens ou de ses aspirations écologiques.

L’Association des producteurs et consommateurs d’énergie solaire propose un site internet en mesure d’aider toute personne intéressée par le photovoltaïque à travers des conseils, des comparaisons, des expériences concrètes, des bases de données ou des liens spécialisés. Une modeste cotisation annuelle de 10 francs permet d’en devenir membre. Une possibilité offerte à tous sans distinction politique, économique ou géographique, l’association se voulant totalement ouverte.

8 février 2011 – PIERRE MAYORAZ