Les actualités
Un marché immobilier durablement optimisé
06 octobre 2011
Application et conséquences de la nouvelle loi sur l'Energie à Genève
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Newsletter MINERGIE - Analyse de la consultation MINERGIE-A
03 mars 2011
MINERGIE-A suscite un intérêt exceptionnel. Après l'annonce de son lancement dans la Newsletter 2/2010, suggestions et interrogations fusent de toutes parts, même sur la certification de constructions concrètes.
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La consultation publique, la première dans l'histoire de MINERGIE, a rencontré un vif écho. On a enregistré 79 prises de position. De nombreuses organisations, institutions, associations et personnes ont exprimé un avis majoritairement favorable à l'égard de MINERGIE-A au travers de leurs réponses pour la plupart très complètes, détaillées et expertes. Cela montre que certaines déclarations et certains souhaits sont certes en partie opposés et contradictoires, mais que, par contre, les réponses correspondent bien sur certains points. Outre la possibilité de prendre concrètement position sur la définition du standard, de nombreuses propositions ont également été faites sur les standards existants de MINERGIE. Vous trouverez ci-après la représentation graphique de l'analyse statistique des réponses, non pondérée selon la taille ou l'importance du contributeur. L'analyse a été réalisée suivant les questions conformément au catalogue de questions de la consultation d'une part et suivant les aspects importants souvent cités d'autre part. La consultation n'ayant pas été menée à l'aide d'un formulaire proposant des questions clairement posées, une part variable de personnes consultées n'a fait aucun commentaire sur les différents aspects.

 

L'exploitation et l'évaluation des prises de position constituent pour MINERGIE un défi de taille, exigeant des investissements importants. MINERGIE-A pour les nouveaux bâtiments d'habitation sera lancé, comme prévu jusque-là, le 10 mars à Lucerne lors du Congrès MINERGIE. Dans le peu de temps qu'il reste, les exigences devront désormais être adaptées et les documents nécessaires préparés. Pour cette raison, nous ne serons pas en mesure de proposer des outils d'aide avant le 10 mars, ni d'accepter ou de discuter de demandes. En revanche, nous communiquerons dans une Newsletter ultérieure quelles exigences et modalités de justification auront été fixées par le comité directeur dès que nous en aurons connaissance.
 
Critères d'évaluation
 
  • Appréciation de l'introduction d'un nouveau standard
  • Exigence primaire
  • Appréciation de l'indice d'énergie globale
  • Appréciation de l'indice MINERGIE thermique
  • Appréciation de la prise en compte de l'énergie grise
  • L'électricité du ménage doit-elle être prise en compte?
  • Appréciation du montant libre pour la biomasse
  • Faut-il limiter le photovoltaïque?
  • Faut-il ajouter de nouvelles catégories?
  • Divers aspects
 
 
 
 
Pas de question explicite sur ce critère dans l'annexe de la consultation
 
  • «Énergie zéro/Énergie plus…»: Harmonisation avec les normes européennes souhaitée
  • «Énergie zéro/Énergie plus..» et «salade des labels»: Ne sont, en principe, pas opposés à un nouveau standard
  • Réserves générales quant au remplacement de MINERGIE par MINERGIE-P et de MINERGIE-P par MINERGIE-A
NZEB:     Nearly Zero Energy Building
 
 
 
Question dans l'annexe de la consultation:
Faut-il entièrement renoncer à l'exigence primaire?
 
  • Il faut supposer que tous les partisans de l'exigence primaire recommandent une distinction suivant la catégorie
  • Argument souvent cité en faveur de l'exigence primaire: sécurité de planification
  • Les données en pour cent s'appliquent à la valeur limite selon la norme SIA 380/1
  • Les données énergétiques doivent être comprises de manière absolue, c'est-à-dire indépendamment des valeurs limites selon la norme SIA 380/1
 
 
 
Pas de question explicite sur ce critère dans l'annexe de la consultation
  • Souvent cité comme point critique: compensation de l'énergie grise et des besoins en électricité dans la valeur limite énergie globale
 
 
Pas de question explicite sur ce critère dans l'annexe de la consultation
  • Souvent demandé: valeur limite pour la chaleur comme valeur de référence ou valeur limite secondaire
  • Souvent demandé: valeur limite uniquement pour énergie globale, pas de valeur limite supplémentaire pour la chaleur (enregistré dans «Mauvaise»)
 
 
 
Question dans l'annexe de la consultation:
Quelle est votre position concernant l'énergie grise non prise en compte?
  • Réserves quant aux données de base (p. ex. prise en compte de matériaux pour lesquels il n'existe aucune donnée)

  • VRéserves quant au recensement (p. ex. imprécisions concernant l'aménagement au moment du dépôt de la demande) et concernant les limites du système

Pas de question explicite sur ce critère dans l'annexe de la consultation

  • «Déterminer plus précisément la valeur» Comprend également la nécessité de différencier les exigences entre habitat collectif et habitat individuel

 
 
Question dans l'annexe de la consultation.
Quelle est votre opinion concernant la biomasse non prise en compte?
 
  • «10 kWh/m2»: recommandent une retenue sans indiquer son montant
  • «Permettre le solaire thermique + énergie finale»: recommandent le système sans faire de déclarations sur la retenue
  • Souvent demandé: une adaptation de base des facteurs de pondération MINERGIE
 
 
 
Pas de question explicite sur ce critère dans l'annexe de la consultation
  • Crainte fréquente: une limitation peut être considérée à tort comme «hostile au photovoltaïque»
  • «Limitation avec kWpic/m2SRE». ne recommandent pas toujours une limitation
 
 
 
Question dans l'annexe de la consultation.
Le standard MINERGIE-A devrait-il être applicable à d'autres catégories de bâtiments?
 
  • «Modernisation» et «Administration / bâtiments publics»: catégories explicitement citées
  • Souvent souhaité: une application à toutes les catégories, mais sans précipitation
 
 
Pas de question explicite sur ces critères dans l'annexe de la consultation
  • «Simplifier le standard»: S'applique non seulement à MINERGIE-A mais encore plus à tous les standards
Energie: l'aube d'une révolution
28 février 2011
Quatre PME se sont unies de manière exemplaire pour développer un logiciel de gestion des fluides énergétiques. changements en vue pour les locataires et les distributeurs.
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Salon Energissima
28 février 2011
Le plus grand salon en matière d'énergies renouvelables regroupant plus de 200 exposants se tiendra à Fribourg du 13 au 16 avril 2011.
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Plus d'infos: http://energissima.ch/

Les compteurs d’énergie intelligents menacent la sphère privée
13 février 2011
Smart Meter - Grâce à ces nouvelles installations, un fournisseur d’électricité peut théoriquement savoir dans quelle pièce le consommateur se trouve et ce qu’il y fait. Le préposé fédéral à la protection des données s’en inquiète.
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Pouvoir connaître à tout instant sa consommation d’énergie, mieux la maîtriser et réaliser de substantielles économies. Voilà, en un mot, la promesse des compteurs intelligents qui font peu à peu leur apparition en Suisse (lire notre édition du 6 février).

  

 
Mais cette avancée technologique pourrait aussi être synonyme de menace pour la vie privée. C’est du moins l’avis des spécialistes de la question: «C’est clair, il y a un risque, confirme Eliane Schmid, porte-parole du préposé fédéral à la protection des données et à la transparence. En théorie, ce type de système permet de dresser des profils détaillés des habitudes des consommateurs et cela peut être problématique.» En clair: le distributeur d’énergie peut savoir à quelle heure vous prenez votre douche, vous faites la vaisselle, vous vous couchez, si vous souffrez d’insomnies ou encore si vous êtes en vacances.
 
A l’avenir, Big Brother pourrait donc prendre la forme d’un vulgaire compteur d’électricité dans la buanderie. Pour éviter d’en arriver là, le Préposé fédéral à la protection des données prend les choses en main et s’apprête à publier une prise de position sur la question. «Les entreprises sont tenues d’utiliser le moins de détails possible, explique Eliane Schmid. A notre avis, une société qui gère le réseau électrique n’a pas besoin de connaître la consommation exacte de chaque appartement. Elle peut se contenter de celle d’un immeuble ou d’un quartier, c’est largement suffisant.» Les entités qui gèrent ces données sensibles sont par ailleurs responsables d’assurer la sécurité du système, notamment face au piratage.
 
Informer les clients
 
Dernier point: «Le consommateur doit être dûment informé avant la pose des compteurs, poursuit la porte-parole. Ils doivent être au clair sur quelles données seront transmises, à quelle fin elles seront utilisées et combien de temps elles seront conservées.»
 
Les autorités de protection des données de plusieurs autres pays ont déjà émis des recommandations similaires, notamment au sein de l’Union européenne, qui prévoit d’équiper 80% des ménages de compteurs intelligents d’ici à 2020. En France, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a publié le 2 décembre dernier un message rappelant les fournisseurs d’énergie à leurs devoirs de transparence vis-à-vis de leurs clients.
 
Alexandre Haederli - le 12 février 2011, 23h56
Le Matin Dimanche
Les écoquartiers ont le vent en poupe
09 février 2011
Développement durable • Avec la future construction d’un écoquartier dans la région Pontaise-Plaines-du-Loup, la Ville de Lausanne entend surfer sur une tendance qui séduit de plus en plus de suisses. Mais l’utilisation du terme écoquartier est dépourvue de base légale. Résultat, les récupérations abusives peuvent induire les gens en erreur.
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Il existe plusieurs définitions de l’écoquartier, mais il y en a une qui emporte l’adhésion d’une majorité. «Les écoquartiers proposent une dynamique collective permettant de diminuer notre empreinte écologique. L’organisation du quotidien de ses habitants se fait selon les principes du développement durable, à quoi l’on associe une démarche citoyenne participative et une proximité des différents services de base aux habitants». 

 
L’absence de base légale engendre un flou autour de l’utilisation du terme. Ce qui profite à certains milieux. «Il y a des promoteurs qui alignent 3 maisons Minergie et appellent ça un écoquartier. Les médias jouent également un rôle, en utilisant régulièrement ce terme sans avoir préalablement vérifié s’il s’agissait bien d’un écoquartier. Et il y aussi une récupération politique, car le terme est porteur», s’insurge Valéry Beaud, président de l’association écoquartier. 
 
 
 
 
Vers une norme à l’avenir?
 
Son association vise à informer et à promouvoir ce concept, en organisant régulièrement des conférences-débats. «Il est important que l’on retrouve du lien social dans les écoquartiers et qu’il y ait une mixité au sein de sa population. A l’avenir, ce concept deviendra la norme dans la manière de penser les nouveaux projets urbains», prédit Valéry Beaud. 
 
Pourtant la demande est déjà forte, car le concept séduit de plus en plus de personnes réceptives au développement durable. Mais pour beaucoup de promoteurs, l’écoquartier est avant tout un produit marketing et la tentation est immense d’utiliser abusivement ce terme, afin de favoriser une vente. « Pour éviter ces abus, il faudrait légiférer sur les critères d’un écoquartier comme on l’a fait pour le label Minergie». Proposent certains promoteurs. 

Une mauvaise proposition selon Valéry Beaud. «Pour Minergie, les normes sont parfois aberrantes. Je ne suis pas favorable à un label écoquartier parce que chaque projet est spécifique. A mon sens, il est préférable de continuer à travailler avec la population et les autorités, par le biais de l’information».

Yanik Sansonnens

 

Une union photovoltaique
08 février 2011
ÉLECTRICITÉ - Les membres de l'Association des producteurs et consommateurs d'énergie solaire ont uni leurs forces pour soutenir le renouvelable. Dès ce matin en ligne sur www.lahouilledor.com
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Elle réunit des hommes politiques, des spécialistes en électricité, des artisans, de petits industriels producteurs d'éner-gie solaire, particulièrement photovoltaïque et qui veulent consommer leur propre production. Nouveau groupe de pression en faveur de l'énergie renouvelable, l'Association des producteurs et consommateurs d'énergie solaire, La Houille d'or, a vu le jour à la fin 2010.Elle vient de mettre en ligne un site destiné à donner tout renseignement sur le photovoltaïque et convaincre de nouveaux membres d'adhérer.

Partie du Valais, elle suscite de l'intérêt au-delà de nos frontières puisque des Romands d'autres cantons et des Suisses alémaniques en font partie.

Désormais constituée et dotée de statuts adoptés par tous ses membres gestionnaires, cette association à but non lucratif va promouvoir le photovoltaïque et demander qu'il ne reste pas la dernière priorité RPC, rétribution à prix coûtant, alors que l'Etat se dit prêt à prendre à sa charge certains coûts du nucléaire.
 
 
 
Une force tranquille
 
«Mettre tout le monde d'accord a pris du temps. Mais, nous voulions à tout prix partir au front le plus unis possible. Les accords acceptés le 19 janvier nous ont permis de sceller une alliance entre producteurs aux intérêts souvent divergents, mais qui visaient le même but. Cela n'allait pas de soi à l'origine de notre projet», explique Roland Berra, porte-parole de l'association.
 
Pas de dogmatisme dans l'association. Pas d'attaques tous azimuts non plus. Au contraire, elle pratique la réflexion, la mise en commun des expériences pour se forger une opinion. «Et dire ce que nous pensons, même si cela ne plaît pas», ajoute Roland Berra qui précise: «Nous ne voulons pas quémander des aides, mais agir. Nous demandons donc principalement à nos autorités des conditions-cadres favorables et non de l'argent.»
 
Compteur réversible
 
Première de ces conditions-cadres, le droit d'utiliser sans coûts additionnels le courant fourni. Autrement dit, l'association ne demande pas une prime aux compagnies d'électricité pour le courant injecté par le producteur- consommateur, mais de le compenser physiquement de la façon qui lui convient par exemple par un compteur réversible.
 
Roland Berra: «Nous vivons une situation paradoxale. En effet, nous n'utilisons que les 10 à 20% de notre production pendant la journée. Le solde, nous le mettons dans le réseau. On nous le paie 9,3 centimes le kilowattheure. Les sociétés d'électricité rentabilisent au maximum ces kilowatts produits à l'heure de pointe. Quant à nous, on nous revend le reste de nos besoins, particulièrement la nuit, de 22 à 28 centimes tout compris. Cerise sur le gâteau, l'argent que nous recevons pour nos kilowatts excédentaires s'additionne à notre revenu et génère des impôts et un taux fiscal augmentés.» L'association demande donc la suppression de cette fiscalisation de la production et la possibilité de recevoir l'énergie nécessaire au producteur au prix de vente. «Certes, cela génère bien quelques coûts pour les distributeurs que j'estime à une fraction de centime par kilowatt. Mais, un tel compteur économiserait des frais administratifs de contrôle et de facturation qui les comblent largement», argumente Roland Berra qui se dit personnellement prêt à faire cadeau de ses surplus en échange d'une telle possibilité et qui signale que Romande Energie propose déjà cette installation. Il se dit choqué que quelqu'un qui ne demande aucune aide pour ses panneaux doive payer le courant qu'il a produit plus de trois fois le prix de vente qu'on lui octroie.
 
 
Vision d'avenir
 
L'Association des producteurs et consommateurs d'énergie solaire voit plus loin que la simple production de photovoltaïque. Si elle ne s'oppose pas de front au nucléaire, par exemple, elle met en doute le calcul des coûts. Roland Berra: «Le contribuable prend en charge sans le savoir une partie du prix du kilowatt nucléaire. Il paie la sécurité, par exemple. Et, il devra aussi passer à la caisse pour le stockage définitif ou la transformation des déchets actuellement entreposés provisoirement. Cela risque de coûter cher. Nous demandons un équilibre dans ces dépenses qui permettrait de favoriser les producteurs d'énergies renouvelables. Nous agirons dans ce sens auprès des autorités nationales et locales. Une telle mesure rendrait le photovoltaïque intéressant financièrement et lui donnerait un sacré coup de fouet, surtout depuis la récente chute des prix des panneaux solaires.»
 
Ce monde photovoltaïque favoriserait les véhicules hybrides ou électriques qui même en Valais suffisent le plus souvent comme deux-ième voiture. L'association désire aussi l'instauration d'un certificat de provenance pour le courant de manière à ce que chacun puisse choisir son électricité en fonction de ses moyens ou de ses aspirations écologiques.
 
L'Association des producteurs et consommateurs d'énergie solaire propose un site internet en mesure d'aider toute personne intéressée par le photovoltaïque à travers des conseils, des comparaisons, des expériences concrètes, des bases de données ou des liens spécialisés. Une modeste cotisation annuelle de 10 francs permet d'en devenir membre. Une possibilité offerte à tous sans distinction politique, économique ou géographique, l'association se voulant totalement ouverte.
 
8 février 2011 - PIERRE MAYORAZ  

 

Vent de fronde contre les éoliennes
28 janvier 2011
JURA - JURA BERNOIS - Projets d'éoliennes La multiplication des projets éoliens (ici, celui de la Montagne de Tramelan), suscite des oppositions toujours plus nombreuses.
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Jusqu'à présent, le Jura et le Jura bernois, berceaux des premières éoliennes de l'Arc jurassien, n'avaient pas de mouvement d'opposition structuré. Mais les choses sont en train de changer, avec l'émergence d'une association en cours de création.

Du Jura vaudois jusqu'à Soleure, les projets d'éoliennes se multiplient dans l'Arc jurassien. Une quarantaine de sites potentiels y ont été recensés, avec la possibilité d'ériger quelque 300 éoliennes. Si elles ont longtemps été considérées avec bienveillance, les éoliennes n'ont plus vraiment la cote. Mais jusqu'à présent, il n'y avait pas d'organisation structurée dans la région Jura-Jura bernois. Aujourd'hui, les choses commencent à bouger.
 
Portée par un collectif de citoyens-militants, une association interjurassienne est en cours de constitution. Michel Gueissaz, de Sornetan, en fait partie. Il se dit catastrophé de voir la méconnaissance du grand public face à cette problématique. «Dans le Petit-Val par exemple, les gens ne se rendent pas compte de l'impact des éoliennes de 140 mètres de haut prévues sur le parc de Lajoux-Rebévelier qui vont défigurer le paysage et leur vue. Mais comme ces machines ne se trouvent pas sur leur commune, ils ignorent en général ce qui se trame», déplore-t-il.
 
 
D'où la nécessité d'informer pour éviter ce qu'il considère comme un véritable massacre d'un patrimoine naturel incomparable. Cela dit, il constate que dans le Jura bernois, les réactions du public sont très différentes que dans le Jura, où le ton est beaucoup plus vif. «Nous devrons tenir compte de cette différence de mentalité dans notre stratégie d'information», relève-t-il. Ce qui conduira, sans doute, à la création d'une section Jura bernois au sein de la future association.
 
A Mont-Crosin/Mont-Soleil, FMB, via sa filiale sol-E Suisse, a en effet réussi à construire le plus grand parc éolien de Suisse sans soulever de vagues. Contrairement aux autres promoteurs, FMB a pris soin d'informer et de faire participer la population concernée. Aujourd'hui pourtant, les voix critiques sont plus nombreuses, même si elles sont bien moins virulentes que du côté jurassien. Michel Gueissaz déplore aussi la multiplication des sites, alors même que le courant éolien n'est pas rentable selon lui, puisqu'il doit être subventionné par le biais de la rétribution à prix coûtant. Un subventionnement qui est à l'origine de la course contre la montre à laquelle se livrent les promoteurs. Ils n'hésitent d'ailleurs pas à se battre comme des chiffonniers, à coups de procès, pour rafler la mise. Il se dit également frappé de voir la concentration des sites dans l'Arc jurassien, «comme si c'était la seule région de Suisse où il y a du vent». En fait, ceux qui ont défini ces sites se sont bien gardés d'y inclure la crête sud de la chaîne du Jura pour ne pas défigurer le paysage depuis le Plateau. Ou d'autres régions, comme l'Oberland ou les rives des lacs. Des égards qu'on n'a pas pris pour la population qui vit dans l'Arc jurassien, dénonce-t-il.
 
Il constate en outre que, contrairement aux grandes régions quasi désertiques de Californie où pullulent les éoliennes, l'Arc jurassien est densément peuplé et ne se prête guère à l'exploitation de cette énergie. D'autant moins que «selon divers experts, les éoliennes ne tournent qu'à 20% de leur capacité».
 
Dans ce contexte, le militant anti-éoliennes estime que si on veut vraiment miser sur les énergies renouvelables, c'est vers le photovoltaïque qu'il faut se tourner.
 
Et vite.
 
28.01.2011 - Philippe Oudot
Naef fait souffler l’innovation dans l’immobilier
25 juin 2010
Grâce à une informatique transparente, la régie a cessé d’être une «boîte noire» pour les propriétaires
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Naef est la première régie immobilière à intégrer le cercle restreint des nominés pour le Prix de l’entreprise romande du Swiss Venture Club. En soi, c’est déjà un symbole: ce choix montre que dans un secteur souvent considéré comme conservateur et reposant sur ses rentes de situation, on peut faire preuve d’innovation.

Deux atouts ont valu à cette société genevoise, créée en 1881, de figurer au palmarès. Le premier est l’impressionnant outil de gestion informatique qu’elle a mis à la disposition des propriétaires aussi bien que de ses 240 employés. Le second est son approche proactive en matière d’économies d’énergie.
 
«Il y a vingt ans, une régie était une boîte noire, dit Olivier Peyrot, membre de la direction. Grâce à l’informatique et à Internet, nous avons réalisé une véritable révolution qui permet à nos clients propriétaires de voir au jour le jour comment nous gérons les objets qu’ils nous confient.» En quelques clics de souris, on accède en direct au «cahier de vie» d’un immeuble, et à tous les documents qui s’y réfèrent: état locatif, correspondance et contentieux, travaux réalisés, en soumission ou planifiés, taux d’usure et tableau technique, etc.
 
La démarche s’est inscrite dans un processus général de certification ISO 9001, accompagnée par l’engagement d’une responsable des ressources humaines. «Nous sommes la première régie romande à adopter ce système de qualité», dit Etienne Nagy, directeur général de Naef.
 
Il permet aussi d’intégrer les acquisitions dans un ensemble cohérent, car la société grandit: elle a racheté Bailly à Lausanne en 2004, Régimmob à Neuchâtel en 2006 et Sogirom à Lausanne en 2007. Une holding a été créée en 2009, d’autres développements sont envisagés à Bienne, Fribourg et sur la Riviera vaudoise.
 
Ces deux dernières années, Naef a affiché une croissance de 8%, contre 2% pour le marché romand. La régie est aujourd’hui numéro un en Suisse francophone avec un état locatif de 480 millions de francs et 45 000 objets sous gestion, ainsi qu’un volume de transactions immobilières de 320 millions de francs.
 
Outil d’expertise
 
«Le leadership n’est pas une finalité en soi, poursuit Etienne Nagy. En revanche, la taille critique que nous avons atteinte offre des gains d’échelle et de productivité.»
Il y a vingt ans, les investisseurs institutionnels représentaient moins d’un tiers de la clientèle de la régie; ils sont nettement majoritaires aujourd’hui, et friands d’outils analytiques. C’est pour eux, entre autres, que Naef a créé Acanthe, une société d’expertise immobilière qui publie notamment un observatoire du marché apprécié des professionnels. Elle a aussi établi des partenariats nationaux (Courtiers partenaires, Immoréseau, Delta Plus) et internationaux pour élargir son offre.
Quant à la stratégie de développement durable «elle fait partie intégrante de nos
 
activités depuis dix ans, mise en œuvre par un comité d’une dizaine de personnes», explique Alexandre Baettig, qui en est le responsable. Résultat, la consommation énergétique du parc sous gestion a été diminuée de 20% depuis le début des années 2000.
 
Chaque immeuble sera bientôt doté d’une «étiquette énergie» retraçant son historique sur cinq ans, comparant sa performance à celle d’autres bâtiments similaires. Naef s’associe aux Services industriels genevois et à Suisse Energie pour poursuivre l’effort vers des immeubles moins gourmands. Plusieurs projets novateurs sont en cours de réalisation, par exemple à Satigny (78 appartements avec 80% d’autonomie solaire) ou sur le site de l’EPFL à Lausanne.
 
Par Jean-Claude Péclet
Prix de l’entreprise romande 2010 jeudi17 juin 2010
Le Temps

 

Des indicateurs pour le développement durable
20 mars 2009
Une première pour le canton de Genève, l’Office cantonal de la statistique publie une série d’indicateurs pour mesurer le développement durable. Petit tour d’horizon des données en relation avec le ma
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Le développement durable s’inscrit dans ce que l’on aime à appeler dans le domaine de l’immobilier, l’immobilier durable. Cette composante, grandissante depuis plusieurs années déjà, démontre clairement les tendances actuelles du marché. Les esprits sont résolument tournés vers l’avenir et la conservation d’un parc immobilier sain à long terme. Pour cela, tous les moyens sont bons ; assainir, mieux construire, développer un aménagement du territoire adapté en espaces de verdure, réduire les rejets de CO2 dans l’atmosphère, optimiser les consommations d’énergie des bâtiments,…

 

Vous trouverez encore bien d’autres indicateurs dans le Communiqué de presse de l’Office cantonal de la statistique du 18 mars 2009.

 

Dans sa publication, l’Office de la statistique fournit certaines statistiques liées à l’évolution du marché immobilier genevois dont voici les principaux chiffres :

 

 

  • La surface agricole représente 39,5% de la surface totale du canton, alors que le pourcentage de surface lié à l’habitat et aux infrastructures s’élève à 33,3% pour la période 2004-2006.
  • Les surfaces vertes ou de détente par habitant se monte à environ 19,5 km² en 2004 contre 21 en 1992 (-8%).
  • La consommation d’électricité annuelle par habitant en 2007 : env. 18'000 kWh contre 16'500 kWh en 2001, soit une hausse de près de 10%.
  • La surface bâtie par habitant se situe à 210 m² en 2004 contre 230 m² douze ans plus tôt (-9%).
  • Le loyer mensuel moyen pour un 3 pièces à Genève se monte à 1'240.- Frs en 2008. A titre de comparaison, en 1995, ce même logement se louait à un peu plus de Frs. 1'000.-, soit une hausse de 22% en 13 ans.
  • La part des dépenses d’entretien, d’agrandissement et de transformation dans le total des dépenses de construction se situe juste en-dessous des 50% en 2007.
  • Les émissions de CO2 se placent sous la barre des 3 tonnes par habitant en 2007, avec une tendance à la baisse observée ces dernières années.