L’immobilier, une alternative aux actions?

L’immobilier, une alternative aux actions?

Peu mobile, ce type d’investissement reste attractif.

Pour l’investisseur, dormir tranquille, ce peut être aussi choisir d’investir en direct dans l’immobilier. Comme l’ont plaidé Etienne Nagy et Alain Peyrot, de Naef & Cie SA, devant les auditeurs du Forum des Investisseurs Privés, «l’immobilier est aujourd’hui ce qu’il a toujours été: un investissement à long terme, certes peu mobile, mais avec un rapport risque/rendement attractif en comparaison d’autres formes de placement».

Pourquoi ce regain d’intérêt? Parce qu’il y a une reprise conjoncturelle; parce que le taux des objets vacants est en forte baisse; parce que les prix de la construction et ceux des loyers sont à la hausse; parce que le volume des transactions est élevé et parce qu’il y a une réelle propension à acquérir son propre logement même si, facteur négatif par excellence, les taux d’intérêt se sont réorientés à la hausse.

«Notre observation est que les immeubles de très bonne qualité ont continué à se traiter en 1999 sur la base d’un rendement net de 5,5%», ont constaté les deux professionnels. André Bender, professeur à l’Université de Genève et cofondateur du CIFI qui publie différents indices d’évaluation immobilière, croit aussi au retournement de l’immobilier suisse.

Ainsi, après avoir baissé de 33% entre 1989 et 1997 et après une crise qui a coûté 75 milliards par an à ce secteur, l’indice du prix des immeubles résidentiels s’est redressé de 1,7% en 1998. De même, leur rendement moyen s’est à nouveau orienté à la hausse: de 1996 à 1997, il est passé de 4,47% à 4,89%.

Economie & Finance
Le Temps
Paul Coudret

   IMG_5962     IMG_5550